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CDF Briançon 2008

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CDF Briançon 2008

CDF2008C.D.F. Briançon 15/16/17 Août 2008

F.3.F : Froid trés Froid, pourrait être le titre (version espagnole) de cette édition :

les prévisions météo étaient très pessimistes pour ce 15 août 2008. Vent du nord, pluie et neige au dessus de 2000m . Or le site de vol, en haut du Prorel, est à 2400m. C’est mieux pour les deux jours suivants : vent du sud et soleil.

Perso, j’étais prêt à faire l’impasse sur le vendredi, persuadé que la journée serait annulée. Mais un coup de téléphone à l’organisateur local, Frédéric Hours, me fait changer d’avis. Cela fait trois jours que le vent est sud, contraire aux prévisions. Alors départ jeudi soir pour 4 h de route touristique le long de la vallée de la Durance.

Vendredi :

les 27 qualifiés, dont 4 juniors se retrouvent à Briançon pour une montée en 4X4. Certains de ces véhicules, prêtés par de généreux sponsors, font plusieurs navettes pour acheminer concurrents et matériel sur le site de vol.

Je décide pour ma part de monter par le téléphérique. Cela me permet d’arriver ½ h plus tôt, et de faire un point météo par téléphone avec Frédéric. Le vent du nord commence à s’établir et le ciel est moitié bleu, moitié gris/blanc. Quelques gouttes, de temps en temps, mais rien de sérieux. La décision est prise de faire monter tout le monde.

Après la 1ère navette, les ¾ des participants sont là et soudain tout se gâte : le vent fraîchi, il n’y a plus de bleu dans le ciel, rien que des nuages menaçants. Nous montons à la hâte plusieurs petits abris (vous savez, 2 secondes de montage et 2 heures de pliage) juste avant l’arrivée d’un orage. Pluie, grêle, quelques éclairs pas très loin, la montagne et ses caprices se rappelle à notre bon souvenir. Il doit faire 3 ou 4° et les couches de vêtement chaud se superposent sur notre dos.

Puis cela se calme, le vent est toujours là, piquant et incisif mais la pluie s’arrête. Quelques planeurs sont montés pour des essais sur le site. Ca vole, ça vole même très bien. Sous l’insistance des 2 directeurs de course (DC), Thierry Platon et Paul Eytan Cohen, le reste des troupes est appelée.

Les choses sérieuses commencent. L’objectif du jour est de faire 4 manches pour valider ce C.D.F., car le vent est annoncé faible samedi et dimanche.

Objectif atteint : c’est l’enfer pour les juges de bases et le D.C. Tenir plus de 10 minutes au bord de la pente, avec ce vent glacial parfois chargé de gouttes de pluie et de grésil , tient de l’exploit. Pas moyen de s’abriter car il faut être attentif aux passages des machines et biper au bon moment. Le D.C, lui, doit appeler les concurrents, décompter le temps de prise d’altitude et le nombre de base, annoncer et noter les chronos dans les mêmes conditions. Bravo à eux. Et merci à la FFAM d’avoir pris en compte le double effectif qui nous a permis une bonne qualité de jugement malgré ces conditions extrêmes.

Pour les pilotes, cela est plus facile. Abrités du côtés sud de la pente, ils se mettent en place juste au dernier moment avec 1 concurrent (ou 2 pour les plus courageux) devant eux. Une minute du vol d’avant, 30 secondes de prise d’altitude, 35 à 50s de run, puis la délivrance de l’atterrissage. Camp2008

Celui-ci est très technique car la zone est petite. Trop derrière et c’est le crash assuré dans les rabattants. Trop devant et c’est le risque que votre planeur, même arrêté, re-décolle et se retourne comme une crêpe. Il y aura tout de même peu de casse à la vue des 200 vols de ce jours.

Que dire de ces vols. Ca va vite, même très vite par gros vent à Briançon. Nous sommes en montagne et l’air est moins dense. La prise d’altitude ne pose pas de problème. Même chargés, les planeurs montent allègrement grâce à l’excellent rendement de la pente. Après cela se complique. Il y a un choix à faire : voler sur les cailloux pour profiter de la dynamique ou voler loin pour avoir de l’eau sous la quille ?

La 1ère solution permet de mieux anticiper les virages et de s’assurer d’ une bonne portance même sans thermique . Mais gare aux turbulences et aux rochers tout près.

Le 2ème vous donne un air plus stable et une sécurité dans les virages. Après on peut panacher. Si on détecte du bon dans la prise d’altitude au loin, on commence par là, puis on se laisse dériver vers la crête pour garder de la vitesse.

Il faut dire aussi que, parfois on ne décide de rien. Dans un vent à 15m/s avec des rafales à 20m/s, le planeur fait un peu ce qu’il veut et on subit le vol. Ca a été le cas de mon 1er run. Arrivé sans avoir vu les vols précédents, ni repéré les bases et les alignements, avec une machine trop légère et de l’eau plein les yeux, j’ai réussi un exploit : 3 coupes à gauche et 1 à droite et malgré tout, un chrono de 55s. Pas mal non ? Pour finir j’abîme mon planeur à l’atterro (trop derrière) je finirai le concours avec l’Alliaj.

Sans doute pour les mêmes raisons, quelques pénalités pour franchissement du plan de sécurité tombent. Jean Claude Tourniaire, concepteur du Martinet, le tout nouveau F3F Français, Olivier Bordes et Michel Etchart en ferons les frais.

Les vols s’enchaînent et les chronos tombent. Andréas fait un 33.52s qui est la meilleure performance de la saison. La rigueur allemande et la classe française, un sacré mélange. Il sera 1er ce soir au provisoire.

Nos valeurs sures assurent et sont en embuscade juste derrière. Pierre Rondel, toujours aussi régulier et Didier Lanot, qui malgré une activité F3F en baisse en saison, est toujours présent dans les grands rendez-vous. Alexis Maréchal, n’est pas loin non plus.

Les valeurs montantes sont là aussi : Arnaud Krebs, Sébastien Péricou, Mathieu Mervelet et le redoutable Pierre Platon. Sa technique de vol marche à merveille sur ce site : grande trajectoire, virages très larges qui commencent en montant et finissent en piqué, toujours à la recherche du meilleur gradient de vent. Il fait plus de distance que les autres mais ne ralentit jamais. Ca finira par payer.

Le local, Frédéric Hours, gaze bien aussi et nos juniors ne sont pas en reste. Ils ont assurés dans la tourmente. Thomas Faure, sous-équipé en vêtements chauds, passera sa journée a grelotter dans un sac poubelle. Il sera classé 1er junior au provisoire. Thomas Delarbre, sans doute plus habitué à ce climat (c’est un Banniard Clermontois) nous sort aussi des très bons vols. Fabien Derbier et Jean Witters sont pénalisés par la casse de leur planeur à l’atterrissage et ne peuvent faire la 4ème manche.

Bref, rien n’est joué et bien malin qui connaît le podium final. Pour ma part cela va mieux et je finis la journée par 2 bons run. Mon objectif, après la catastrophe du 1er run, est d’être dans le top ten.

Fin de la 4ème manche. Nous décidons d’arrêter là et de retrouver la chaleur du bas de la pente. Re-navette 4X4 (merci aux chauffeurs) pour une soirée pizzas chez Fred et Edwige Hours.

Un grand merci à eux qui, non seulement ont porté à bout de bras l’organisation de ce CDF, mais nous ont aussi accueilli chez eux pour des soirées inoubliables.

 

Samedi :

Le temps a radicalement changé. Le soleil est bien présent et une légère brise alimente la vallée. Nous sommes tous à pied d’œuvre (toujours 4X4) en fin de matinée et le matériel est installé sur la pente sud.

Tout le monde sait que la donne va changer par rapport à hier. Car soleil+pente sud= thermiques joufflus. Dans ce cas, il peut y avoir des écarts énormes des performances entre 2 vols. Mais c’est ça le F3F , chacun le sait et l’accepte. La seule parade à ce phénomène et de multiplier les manches pour égaliser les chances. En fait , une fine couche de nuages d’altitude va limiter la formation des thermiques et le concours va rester équitable.

Les vols sont très différents de la veille.

Avant tout, il faut choisir le bon ballast. Trop léger et c’est des précieuses secondes perdues par manque de vitesse, trop lourd et les virages deviennent autant de pièges. Il y en a 9 dans un run de F3F et passer 1 seconde de trop derrière une base c’est transformer un superbe 43 (meilleur chrono de ce jour par Pierre Rondel) en un très moyen 52.

La prise d’ altitude, si facile hier, est plus technique. Il faut être au bon endroit au bon moment. L’ observation du concurrent qui vous précède vous donne des indications. Sa propre montée, sa course, mais aussi sa reprise d’altitude pour l’ atterrissage peuvent vous fournir des indices.

Le tout est de monter le plus haut possible dans les 30 secondes allouées pour se retrouver sur une bonne trajectoire de prise de vitesse avant de franchir la 1ère base. Mais pas toujours ! Il est parfois préférable d’engager de suite sa course, si on détecte un bon thermique qui va vous accompagner jusqu’au bout.

Puis, le bon positionnement par rapport à la crête, le bon virage avec la bonne anticipation font la différence.

Tout l’intérêt de notre catégorie vient de là. Vous ne ferez jamais 2 fois le même vol. Parfois ingrat au début par manque d’expérience, le plaisir intense d’un vol réussi avec l’amélioration de votre record personnel, devient vite très grisant. Le pic d’adrénaline quand votre planeur accélère à chaque virage et que vos trajectoires deviennent balistiques, est redoutable. Et que dire du Bip sur la tangente du virage qui vous indique que vous avez passé un minimum de temps derrière la base ? Le pied intégral.

Je m’égare, revenons à nos concurrents.

Nous avons fait 5 manches aujourd’hui. Arnaud Krebs revient très fort en gagnant les 2 premières. Il est capable de tout . Faire des coupes et des plans dans des trajectoires improbables. Mais aussi se mettre a voler admirablement. Y a-t-il un interrupteur à 2 positions caché sur Arnaud ? Toujours est-t-il qu’il est dans la bonne position ce jour. Il sera 5 ème au provisoire ce soir.

Andréas est moins en veine. Un dicton du F3F dit : «  qui est 1er le 1er jour, ne l’est plus ensuite. » Ca se confirme. Il faut dire que les conditions ne sont pas avec lui. Il sera 4 ème ce soir.

Pierre Platon commence mal avec un 55s. C’est son joker car a partir de 4 manches, le plus mauvais chrono (ramené à 1000) est enlevé. Après c’est du grand Pierre ( le philosophe pour le distinguer de l’autre Pierre). Toujours la même technique qui permet de lisser les écarts de condition et une faculté de rattraper les coupes incroyable. Il sent quand ça va pas biper, et un petit coup sur la profondeur sauve la situation. 3 ème et podium provisoire.

Mathieu Mervelet qui maîtrise de mieux en mieux son Martinet, gagne la dernière manche. Il a beaucoup mûri et arrive plus a contenir son gros tempérament. Fini les écroulements de moral en cas de coup dur. Il prend sur lui et repart de plus belle. 2 ème du provisoire.

Pierre Rondel maintenant. Que rajouter de plus sur le personnage ? Au top de la catégorie depuis le début. Certains disent qu’il a une chance incroyable et qu’il déclenche les bulles. J ‘ai personnellement une autre théorie. Il a une grosse expérience, un matériel toujours au point, il connaît parfaitement ses machines et pilote toujours proprement. Il sait prendre des risques quand il le faut et prend de la marge le reste du temps. Résultats : il fait de l’excellent dans du bon, du bon dans du moyen et du moyen dans du mauvais. D’où cette impression qu’il a toujours du bon. Mais cela n’engage que moi. 1er du provisoire.

Quelques autres faits marquants de la journée : Alexis Maréchal prend un 0 pour n’avoir pu remonter dans les 5 secondes après arrêt du chronomètre. Sans doute le pilote le plus technique d’entre nous, il a lutté contre ses démons tout le week-end. Très peu gâté par les thermiques, il sera quand même 7ème au provisoire.

J’ inaugure personnellement en matière de réclamation dans un CDF F3F. Alors que je serre un peu trop la pente pour chercher de la dynamique, le DC m’annonce un plan de sécurité sans autre préavis. Je râle intérieurement car je n’ai pas l’impression d’avoir mis en danger le juge de gauche vers qui je volais. J’ étais sur une trajectoire propre avec un planeur qui n’avançait pas par manque de bonnes conditions et je prends cette sentence comme une double peine : mauvais chrono et 100 points de pénalité. Après avoir pesé le pour et le contre, je décide de porter réclamation car le plan de sécurité n’avait pas été redéfini au briefing alors que nous avons changé de pente. Je ne l’aurais pas fait si le juge de gauche avait protesté comme c’est souvent le cas quand ils prennent peur. A la fin de la manche, après délibération du Jury qui a convoqué le juge en question, la pénalité m’est enlevée.

C’est fini pour aujourd’hui. Le banquet du soir se passe dans la joie et la bonne humeur. Les résultats provisoires provoquent des réactions très variées. Le classement junior a changé et c’est Thomas Delarbre qui passe devant, suivi de Jean Witters et de Thomas Faure.

Les pronostics pour demain vont bon train. La météo annonce encore du sud mais par brise thermique. Tout peut être encore chamboulé. Certains comptent sur la 15 ème manche qui supprime 2 mauvais chronos, mais il faudrait en faire 6 dans la dernière journée qui est toujours écourtée pour la remise des prix et le trajet de retour des concurrents. Pas gagné !!!

 

Dimanche :

On monte le plus tôt possible mais le vent n’est pas établi. Il faut un minimum de 3 m/s pour pouvoir lancer les manches. Quelques vols libres jusqu’à midi et le ciel commence a se charger. Il commence même a pleuvoir. Après consultations des locaux, la décision est prise de clôturer ce CDF.

Nous redescendons donc, le cœur gros, sur Briançon. La proclamation des résultats se fait chez Frederic Hours. Le très malin Paul Eytan Cohen tient tout le monde en haleine car il a annoncé en préalable, une erreur dans le classement provisoire de la veille. Compte à rebours jusqu’au podium et quand, pour la 3ème place, il appelle Pierre, c’est Mr Rondel qui fait un pas en avant. Eh non, Pierre Platon 3ème, Mathieu Mervelet 2nd et Pierre Rondel champion de France. Le classement des juniors lui aussi est bon. Apéritif de clôture puis tout le monde prend la route la tête pleine de souvenirs et d’espoir de faire mieux à la prochaine édition.

En conclusion, ce Championnat de France marque l’ arrivée à maturité de notre discipline.

Après l’édition exceptionnelle de 2007 et avec les prévisions météo de ce week-end, cela n’était pas gagné. Nous pouvions craindre un désistement des candidats ou une mauvaise ambiance sur la pente. Rien de tout cela. Le groupe a fait front contre les éléments déchaînés du vendredi, personne ne s’est plaint des écarts de conditions le samedi.

Nous avons été entouré d’une grande équipe organisatrice, sous la férule de Thierry Platon et Paul Eytan Cohen notre duo de DC. Certains juges de bases, comme José Carion ou Aubry Gabanon, pilotes F3F eux même, sont venu de très loin pour nous biper. Merci aussi aux compagnes et parents qui ont complétés cette équipe. La FFAM nous avait délégué Mr André Menu comme président du Jury. A la vue de ses réactions aux événements du 1er jour je lui laisse le soin de vous faire part de ses impressions ( voir encadré).

Voilà, c’est fini pour ce concours. Nos pensées vont maintenant vers le prochain événement de notre catégorie : La Viking Race qui aura lieu en Slovaquie dans 15 jours. Les 3 premiers sélectionnés sont dans le top-five de ce Championnat de France. Cela est de bon augure.

 

A bientôt, Yves Tirand.

 

 

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